Privilège. Mes pleurs, je vous conjure de cesser vos caprices frileuses jérémiades vague à l’âme vulgaire lamentations obscènes devant la cheminée où les bûches expirent pour vous chauffer le cœur. Par les extravagances d’une vie de hasards, par un tirage au sort des plus aléatoires, vous avez eu la chance de naître au bon endroit, ni trop chaud, ni trop froid… Devant les consommés, les bulles de champagne, les gigots le foie gras et les gueules de bois, mes pleurs, à l’abstinence je réduis vos émois. Veuillez je vous implore ravaler l’amertume et sécher vos sanglots, vous griffer le visage dans le plus grand silence. Pour ce soir de Noël, contre les peaux vibrantes de mes tendres amours, en présent offrez-moi un instant de répit, une larme de joie…